lundi 12 mars 2012

Interlude #3

Travaux Pratiques:

Après une longue pause, une mise en oreille par votre serviteur de quelques transcriptions précédemment publiées.
Enregistrées comme Cooder sur une "old and chunky" guitare, mais avec des moyens techniques plus rudimentaires...

 Le thème principal enchaîné avec "Dark was the night":



 "Houston in two seconds" suivi de "She's leaving the bank":




N.B. Tout en étant fidèle aux transcriptions, j'ai tout de même cherché à m'en détacher suffisamment pour garder un  peu de spontanéité et de plaisir.
Mais comme je l'ai déjà évoqué, jouer du Ry Cooder sans être Ry Cooder, ça ne pourra jamais sonner comme du Ry Cooder...

dimanche 7 août 2011

RY COODER: THE MAKING OF "PARIS, TEXAS" - 5

5ème partie


"When in Rome, Do Rome"
(Mississippi John Hurt)

When in Houston, Do Houston
(Private joke to myself...) 

 

2: Houston In Two Seconds

Ce qui est frappant lorsqu'on arrive sur ce morceau, c'est qu'il se démarque des variations précédentes par une grande "richesse" mélodique et harmonique. On y trouve une progression d'accord qui sort du registre purement blues, et une mélodie toujours mélancolique mais plus légère, moins plaintive.
Techniquement, la différence est d'abord due à l'open tuning utilisé.

Dans une interview de 1988, à la question "Quels types d'open tuning utilisez-vous?", Cooder répond:

"Well, lots of different ones, depending on what's going on. l'II play slide on top of any­thing that's tuned, if it sounds good. Like in Paris, Texas, the guitar was tuned in some kind of major 7th and it seemed to work, so I went with that. It seemed to open up the tonal­ity. I'm a firm believer in whatever the thing sounds good at, you play it. Like the Hawai­ians; They tune it until they like the way the instrument sounds."
GuitarPlayer magazine, march 1988

Ce "kind of major 7th", c'est effectivement une variante de l'open "Vestapol" qu'il utilise sur le thème principal et ses dérivés. A partir d'un open de ré bémol (Db), Il va descendre la cinquième corde d'un ton, et la sixième d'un ton et demi. Ce qui donnera du grave à l'aigu: Bb Gb Db F Ab Db (Si b, Sol b, Ré b, Fa, La b, Ré b).

On aura ainsi un accord à vide de Sol bémol Majeur 7/9 (Gb Maj 7/9), dont la tonique se trouvera sur la cinquième corde. Mais on a aussi toujours un accord de Ré bémol si on ne fait sonner que les cordes 4, 3, 2 et 1.

Cooder va donc naviguer dans cette nouvelle harmonie, en frettant aux doigt quelquefois une note pour rajouter un accord (mineur notamment) à la grille du morceau.

La richesse harmonique qui se dégage de cet open est aussi un véritable défi pour Cooder, qui aime à faire résonner les cordes même quand elles ne sont pas jouées.

Ici aussi, la mélodie est principalement jouée sur la corde aigüe, mais chaque accord doit être maitrisé au niveau de l'attaque de la main droite pour que seules apparaissent les notes désirées. Il offre ici une palette impressionnante d'attaques de cordes, qui font véritablement "respirer" le morceau.




 On note la présence de temps en temps d'une nappe sonore qui vient soutenir la guitare de Cooder, peut être le Kawaï de Jim Dickinson.


She's Leaving The Bank

Lorsqu'on écoute la BO en continu, il apparait clairement que ce thème est une variante, un développement du précédent, et l'enchainement des deux se fait le plus naturellement du monde. Le morceau est co-signé avec Jim Dickinson, ce qui peut paraitre étonnant tant il est semblable au précédent crédité uniquement de Cooder. La patte de Dickinson doit être à trouver dans l'arrangement de l'improvisation centrale, où Cooder est rejoint par ses compères.

Il va commencer par une variante de la conclusion de "Houston" jouée seul à la guitare, toujours accordée en open de Gb Maj 7/9:


Après cela, Cooder installe un tempo pour la première fois du disque à partir d'un petit "riff" pendant quelques mesures:



Il enchaine ensuite avec le motif suivant, qu'il avait déjà évoqué dans le thème de "Houston", et qui va servir base à une longue improvisation collective:


Et c'est parti pour près de 3 minutes 30 de développement, où le piano en quart de ton de Dickinson, sans doute le saz de Lindley, quelques percussions et une mandoline rejoignent Cooder, qui va placer quelques phrases assassines dans les aigus avant de laisser la mandoline (jouée par Lindley? Je penche pour Cooder mais ...) prendre le relais. On entend à la fin de ce "boeuf" un cri poussé derrière les derniers coups de bottleneck, j'imagine pour ma part Dickinson laissant échapper son bonheur!
Puis la guitare de Cooder d'une phrase calme la tempête et revient sur une autre variation de l'intro pour terminer le voyage.

No Safety Zone

Ici, même si on peut regrouper ce morceau avec les deux précédents à cause de l'accordage utilisé, la structure et le thème sont radicalement différents. C'est un trio basse guitare piano dans une formule plus "ambiant", avec un jeu entre les harmonies dissonantes du piano et les arpèges de la guitare, que vient souligner, voir contredire la basse électrique!

La guitare arpège donc librement la progression d'accord suivante:


Ce regroupement par accordage peut paraitre arbitraire parce que purement technique, mais il a aussi une justification artistique car il correspond une utilisation précise et sémantique de la musique dans le film. J'y reviendrai après avoir jeté un coup d’œil sur les humeurs mexicaines de Mr Cooder!...

A suivre...

mercredi 27 juillet 2011

RY COODER: THE MAKING OF "PARIS, TEXAS" - 4 Bis

Blind Willie Jonhson - Artwork



Cover Art by Thomas Boatwright
© 2011






"The Patchwork Past of Blind Willie Johnson"
by Benjamin Dewey ©







Portrait of Blind Willie Johnson
© Robert Crumb


Yazoo Record (©) artworks
by Robert Armstrong


dimanche 24 juillet 2011

Interlude #2

En 1987, Ry Cooder enregistre l'album "Get Rhythm" avec son groupe "The Moula Banda Rhythm Aces". 

La chanson titre, une reprise de Johnny Cash, fera l'objet d'un clip tourné l'année suivante par David Ficher avec les membres du groupe, et un invité spécial qui retrouve Cooder et la moiteur du Texas, mais sur un rythme plus entrainant que trois ans auparavant...


Eh oui, Harry Dean Stanton était d'ailleur invité à chanter sur l'album, sur le morceau "Across the Borderline" composé par Cooder, John Hiatt et un certain Jim Dickinson...

Le monde est petit!....

mercredi 20 juillet 2011

RY COODER: THE MAKING OF "PARIS, TEXAS" - 4

4ème partie

La Matrice

"Dark Was The Night, Cold Was The Ground, On Which My Lord Was Laid"



Le morceau de Blind Willie Johnson, véritable "matrice" de la musique de Cooder pour le film, est lui même inspiré d'un hymne religieux,“Gethsemane”, écrit au 18ème siècle (édité en 1792) par le prédicateur anglican Thomas Haweis. Il y serait question de la crucifixion du Christ.

Dark was the night, cold was the ground, on which my Lord was laid.
Mine was the debt, mine was the crime for which my Saviour paid.
How could He die? How could He die to save a soul like mine?
To save a soul like mine?

Cold was the night, black was the tomb. They sealed it with a stone.
Still was the air, stilled was His breath, and there He lay alone.
Body and blood, broken and shed; the price of love divine.
The price of love divine.

Dark is my mind, cold is my heart, and black my sin stained soul.
Can it be true, can it be real, that God would make me whole?
Deep is the pain, deep is the fear, so deep the sin in me.
So deep the sin in me.

Earthquake and light, wonder and fear, the stone was rolled away!
Mighty He rose up from the grave. Oh great and joyful day!
Saviour and Lord! Saviour and Lord! His love has set me free!
His love has set me free.

Pour mieux comprendre ce qui fait l'intensité de ce morceau, on doit d'abord regarder de plus près la vie de Johnson. Elle cumule à elle seule tous les clichés de ce que peut-être la vie d’un bluesman au début du siècle:

Né en 1897 au Texas, il perd sa mère à l’age de 4 ans, et devient aveugle à 7 ans après que sa belle-mère lui ait jeté du vitriol au visage pendant une dispute avec son père… 
A cinq ans, il souhaitait déjà devenir pasteur, et c’est aussi à cet age que son père lui aurait fabriqué sa première « cigar-box  guitar », à partir d’une boite à cigare en bois.
Il deviendra pasteur, et passera toute sa vie à prêcher et chanter dans les rues et les églises, dans une grande pauvreté. Après avoir rencontré sa femme en 1927, il enregistre, en partie avec elle, l’intégralité de son œuvre (soit 30 morceaux) entre 1927 et 1930.
En 1945, sa maison est ravagée par un incendie. Johnson se voit refuser l’accès à l’hôpital,  officiellement à cause de sa cécité (!), mais sans doute surtout à cause de la couleur de sa peau. Il meurt peu après d’une pneumonie dans les ruines de sa maison où il dormait depuis toutes les nuits….

A l’image de tout son répertoire d’inspiration religieuse, et au regard de sa vie, et même de sa mort, « Dark Was The Night » prend une dimension très particulière. 
Les paroles ne sont pas perceptibles, elles sont « suggérées » par un long gémissement ponctué de « Well » et « Oh Lord » ci et là. Ainsi, on entre dans une dimension plus métaphysique que religieuse, et l’intensité du chant va bien au-delà de la prière au Seigneur. 

En 1977, Cette chanson fut incluse dans le projet « Voyager Golden Record », un disque embarqué dans la sonde Voyager pour traverser l’espace à la recherche d’éventuelle vie extra terrestre.


Carl Sagan, l’initiateur du projet, explique ainsi son choix :
"Johnson's song concerns a situation he faced many times: nightfall with no place to sleep. Since humans appeared on Earth, the shroud of night has yet to fall without touching a man or woman in the same plight.”
Pour plus de renseignement, voir le site du projet: http://goldenrecord.org/

La fascination de Cooder pour ce morceau ne date pas de Paris, Texas. Il l’a déjà enregistré sur son premier album éponyme en 1970, sous le nom de « Dark is the night ».


C'est cet enregistrement qui a décidé Wenders à travailler avec Cooder pour le film:

"So Blind Willie was a total mystery, but he had written some great songs, one in particular, "Dark Was the Night," that I had at one point selected and used as temp music for Paris, Texas when I first showed the film to Ry Cooder. I had indicated to Ry that a bottleneck guitar style was what I would love to hear on the film somehow. Ry was very taken by the idea. He knew that song really well; actually, he had recorded it once himself. The theme of "Dark Was the Night" eventually became the main musical theme of Paris, Texas. "


Cooder le jouera longtemps lors de ses concerts en solo, généralement en introduction du "Vigilante Man" de Woody Guthrie.
La version qu’il offre pour la B.O. est assez similaire, mais elle a gagnée en maturité, avec un son plus « épais » et une interprétation maîtrisée dans ses moindres détails, tout en gardant une splendide spontanéité.
La version originale de Johnson est plus « rapide » et plus longue, il répète ses différentes parties plusieurs fois alors que Cooder ne va reprendre le début que pour aller à la conclusion du morceau.
Une des caractéristiques de la version de Cooder est l’utilisation du riff principal (le riff c du « Theme from Paris, Texas »).

Il ouvre le morceau avec, et le place de nouveau avant de reprendre la première partie jusqu’à la conclusion.
Ce riff existe dans la version de Johnson, mais c’est celui que Cooder place au milieu qui est le « principal » dans l’original.

On l’entend tel quel ou légèrement modifié introduire et ponctuer chaque partie de Johnson.
Les deux autres différences majeures sont l’absence de chant dans la version de Cooder, et la tonalité que ce dernier utilise. Johnson jouait l’original en open de Ré alors que Cooder utilise un open de Do, d’un ton plus bas.
Pour en savoir plus sur la façon dont Cooder aborde le style de Johnson, se référer à l’interview de Jas Obrecht de 1990 :
http://jasobrecht.com/ry-cooder---talking-country-blues-and-gospel/

Place à la transcription:




La rencontre de Wenders avec Blind Willie Johnson aura une suite vingt ans plus tard avec le documentaire qu'il réalisera pour le projet "The Blues" de Martin Scorcese:
"The Soul of a Man" consacré à Johnson, Skip James et J.B. Lenoir.
Mais où Cooder est hélas absent....

A suivre....

samedi 16 juillet 2011

Interlude #1

Avant de poursuivre les transcriptions de Paris Texas, 

une courte page de publicité....
1988
(Attention
Ry Cooder fait bien-sûr semblant de boire dans cette vidéo, il n'achète ses bouteilles de bourbon que dans le but de se fabriquer ses bottlenecks...)

Un peu de légèreté maintenant avec un programme pour les enfants (et les plus vieux aussi....) de Jim Henson: "The Ghost Of Faffner Hall" de 1989: Pigfoot Shuffle


Allez,  au boulot maintenant!...

jeudi 14 juillet 2011

RY COODER: THE MAKING OF "PARIS, TEXAS" - 3

3ème partie

"Shut up and play your guitar!"
                        (Franck Zappa)

Facile à dire justement, surtout que Mr Cooder aime bien causer de sa musique... Mais trêve de bavardage, sortons la guitare et chaussons notre bottleneck.
Voyons, par où commencer? Je serais tenté de regrouper les morceaux de la B.O. en trois catégories, liées à l'open tuning utilisé:

1 - Le thème  "Paris, Texas", "Brothers", "Nothng Out There", "On The Couch" et "Dark Was The Night" sont en open tuning de Ré (Open D ou "Vestapol")... Même si Cooder prétend que le vent lui a dicté une tonalité de "E flat"... Disons "E double flat" et n'en parlons plus!....

2 - "No Safety Zone", "Houston In Two Seconds" et "She's Leaving The Bank" sont en open tuning de Do# Maj 7/9

3 - "Cancion Mixteca" et "I Knew These People" .... en open tuning? Peut être en standard, j'y reviendrait ultérieurement, mais de toute façon à part en raison de leur nature, une valse mexicaine à la guitare classique, sans slide.

Une dernière chose avant de se lancer: après re-visionnage du film, il apparait qu'à de nombreux endroits on entend des parties qui n'existent pas sur le disque. Il ya donc matière à compléter cette analyse, mais plus tard!... Peut-être....

1: Thème from "Paris Texas"

C'est à partir de ce thème que Cooder va effectuer diverses variations dans les morceaux cités plus haut. Il est lui même inspiré de "Dark was the night" dont il reprend un "riff" qui va devenir la signature de la B.O.
La guitare est accordée en open D ("Open D is blues" dixit Cooder), soit du grave à l'aigu: D A D F# A D (ré la ré  fa# la ré).
Pour tout connaitre des origines de cet open appelé aussi "Vastopole" et du "Spanish" ou open G, lire absolument l'article de Jas Obrecht:  http://jasobrecht.com/blues-origins-spanish-fandango-and-sebastopol/
Cooder déroge légèrement à une caractéristique de Johnson: Alors que ce dernier ne joue pas d'accord, mais les suggère en rajoutant une note, ou en infléchissant la mélodie elle-même, Ry va de temps en temps laisser sonner légèrement l'accord sur 4 ou 5 cordes. Mais il restera le plus souvent dans cet état d'esprit d'harmonie "suggérée".

" Now, Blind Willie played hardly any chords. It was years before I realized that my brain was imagining the chords – he wasn’t playing them. He was just playing two or three notes and getting a suggestion of a chord once in a while. He was playing in that modal feel, not wanting to disturb that tonic drone. He didn’t need to. He was doing a different thing."

Interview by Jas Obrecht, 1990 

Le thème est composé de quatre parties distinctes, qu'on nommera a, a', b et c, et que l'on retrouvera de façon plus ou moins identiques dans les autres morceaux. Ce sont surtout les parties a et a' qui subissent des variations.

Ici, chaque partie est doublée (aa  a'a' bb cc)

 
aa:
(tout est joué au bottleneck, à l'exception de l'index qui vient fretter le dernier accord mesures 8 et 15)



a'a':
(de même, tout est joué au bottle, sauf une note de passage mesure 11)


bb:
(là, le bottleneck est toujours au petit doigt, mais va être inactif, ce sont l'index, majeur et annulaire qui frettent les cordes, en laissant bien résonner les cordes à vide)


cc
(le bottleneck reprend pour le riff emprunté à Blind Willie Johnson. Celui-ci le jouait essentiellement sur la 4è corde, alors que Cooder utilise la 4è et 6è à l'unisson)

  Pdf de la transcription: 
Thème from "Paris, Texas".pdf

On va retrouver ces différentes parties dans les autres morceaux cités plus haut, au moins en ce qui concerne l'harmonie (même si celle-ci n'est que suggérée). La mélodie du thème sera parfois légèrement nuancée (On The Couch), ou même complètement modifiée (Nothing Out There).

Brothers

La structure est un peu différente, a a' c a bb
Ici, c'est la partie a qui est jouée différemment. Cooder joue une sorte d'arpège fretté aux doigts, le bottleneck revient pour terminer le thème à partir de la mesure 6:
Il enchaine avec la partie a', quasi similaire à l'originale et jouée freely, puis le riff c.
Il continue ensuite en reprenant la partie a jouée comme dans le thème original, mais plus "a tempo". 
Il termine enfin avec la partie b doublée.
Les percussions et le tambur de Lindley sont ici beaucoup plus nettement présents.

Nothing Out There

Ici, le thème est joué différemment et dans les graves, essentiellement sur les cordes 4 et 6. 
La structure est elle aussi assez différente, puisqu'on a uniquement les parties a et a' jouées ainsi: a a' a, avec dans la dernière la guitare basse à l'unisson.

a:


a' :

reprise a :


On The Couch

Ici encore, Cooder va réutiliser les différentes parties dans une configuration encore différente: a c a b c 
La différence majeure vient surtout de la partie a qui débute le morceau: 
Alors que le thème joué dans les aigus est assez similaire à l'original, le bourdon des basses apporte une couleur spécifique. En effet, dans le thème original, l'harmonie était suggérée de façon assez évidente, on entendait bien le passage de l'accord de La(A) à celui de Ré(D), grâce à la tonique de l'accord joué en même temps dans les basses.
Ici, c'est un bourdon constant en Ré qui accompagne le début de la partie a, il faut attendre le passage en Sol(G) pour entendre clairement l'accord sous le bottleneck.
On retrouve ainsi le caractère assez hypnotique du "Dark was The Night" de Blind Willie Johnson.

Cooder enchaîne ensuite avec le riff c, puis reprend le début (4 mesures) de la partie a telle qu'elle est jouée sans bottleneck dans brothers, et enchaine avec la partie b, toujours donc sans bottle.
Il conclue par le riff c joué deux fois.

A suivre...